Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 20:33
    1/ Approche de la potentialité par la puissance produite

Les approches de potentialités énergétiques, telles celles de Smeaton, en Grande Bretagne, vers 1760, et Coulomb en France, vers la même époque, ont été réalisées expérimentalement à partir de résultats de puissance d'hélices.

Il semble cependant, vers 1900, que le professeur Lacour, à Askov au Danemark, ait, à l'aide de sa soufflante de laboratoire et des réalisations de terrain, pressenti les contradictions qui existaient entre potentialité et efficience de captation.

On sait maintenant que les courbes de puissances captées peuvent être très différentes suivant le type d'hélice.

On peut illustrer quatre cas par le graphe suivant :

Courbe A, éolienne de 6 pales, profondeur de profil ≥ 1/12 ème du diamètre
Courbe B, éolienne de 3 pales,
Courbe C, éolienne de 3 pales, profondeur de profil ≤ 1/20 ème du diamètre
Courbe D, éolienne de 2 pales,

On voit que les dérivées des courbes peuvent varier de près de 2,5 (d. 1) jusqu'à près de 4 (d. 2) pour les bipales.


    2/ CONFUSION ENTRE POTENTIALITÉ DU VENT OU D'UN FLUX ET LA PUISSANCE CAPTÉE OU PRODUITE

Il semble donc que l'on ait confondu, et, que l'on continue malheureusement de confondre, énergie potentielle d'un vent ou d'un flux avec l'énergie produite, découlant de l'efficience de captation des hélices.

Certaines personnes acceptent cependant la potentialités du vent ou d'un flux selon le carré, mais, prétendent que la captation puisse évoluer selon le cube.

Selon la règle de conservation des énergies, faut il rappeler, qu'une hélice éolienne ne peut capter plus de puissance que n'en contient le vent ou un flux, ou, plus que ce qui aurait permis de le (ou les) produire.


    3/ RECHERCHE DES VENTS "IMPRESSIONNANTS" ?

Obnubilés par l'estimation de la puissance en fonction du cube, les intervenants se sont cru obligés de capter les vents les plus forts, dont les fréquences en cours d'année sont de plus en plus rares.

Il faut signaler qu'une machine dotée d'une puissance installée considérable, même si cette puissance n'est couverte moins de 10 % du temps, fait plus d'effets médiatiques qu'une machine de puissance installée modeste avec couverture de 50 % et plus (8).

Dans les cas extrêmes, certaines personnes ont même voulu miniaturiser des machines éoliennes en les dotant d'une puissance installée (générateur) élevée, de sorte que cette puissance installée ne pouvait être atteinte qu'une fois par siècle.

(8) Voir tirés à part spécifiques.

    4/ EFFET PORTEUR OU MOTEUR ?

Les recherches sur l'éolien sont encore menées en soufflerie avec des objectifs de portance, alors qu'une pale éolienne ne peut pas être assimilée à une aile d'avion.

La fonction d'une pale d'éolienne est seulement motrice et, il y a lieu, au contraire, de réaliser le maximum d'énergie pour une moindre portance.

Cette portance engendre cependant la pression sur l ‘hélice mais, il faut rappeler que toute pression n’est pas transformée en énergie.

Il semble, que plus des 2/3 avant du profil éolien ne serve qu'à obtenir une mise en pression sur le profil afin de provoquer ensuite accélération et déflexion près du bord de fuite.

Cette pression est fonction, pour un même type de profil, de la vitesse de déplacement des pales par rapport à sa surface de révolution, c'est à dire de leur vitesse angulaire (R/s).

Par Association Eole Plus - Publié dans : RECHERCHES
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